News du football

  • PSG : derrière Neymar, Adrien Rabiot, l'autre patron
  • Les Pays-Bas remportent l'Euro féminin à domicile après une finale spectaculaire
  • Neymar explique pourquoi il a dit oui au PSG
  • Euro féminin: Les Bleues arrachent la qualif'… Mais que ce fut dur!….
  • L'Angleterre bat le Portugal et remporte le Championnat d'Europe des moins de 19 ans
  • L'Allemagne remporte la Coupe des Confédérations en battant le Chili 1-0 en finale
  • la Russie éliminée, le Portugal et le Mexique en demi-finales
  • Pourquoi la défaite des Bleus en Suède change (complètement) la donne
  • OM-Nice : Évra rend le Vélodrome fou de joie
  • Angers s’incline mais peut nourrir des regrets
  • Battu par un séduisant Nice, le PSG voit le titre s’éloigner
  • Cristiano Ronaldo atteint la barre des 100 buts
  • le match Bastia-Lyon arrêté après les agressions de joueurs de l’OL par des supporteurs bastiais
  • Lyon renverse Besiktas en deux minutes et prend une option
  • Monaco prend une option pour la qualification face au Borussia Dortmund
  • Juventus-FC Barcelone (3-0) - L'antisèche : Le Barça n'a donc rien appris…
  • Le PSG a largement battu Monaco en finale de la Coupe de la Ligue
  • Monaco rejoint les quarts de finale de la Ligue des champions
  • Ligue des champions : l’improbable crash du PSG face au Barça
  • Le PSG humilie l'OM (1-5) au Vélodrome
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PSG : derrière Neymar, Adrien Rabiot, l'autre patron

Aussi influent que les deux Italiens

Bien sûr, face à Toulouse dimanche (6-2), Neymar était partout. Auteur de deux buts et deux passes décisives, l'étoile brésilienne a quasiment éclipsé les autres joueurs parisiens. Pourtant, plusieurs d'entre eux ont brillé, à l'image d'Adrien Rabiot. L'international français de 22 ans a eu une influence conséquente dans l'entrejeu, le soir des adieux de Blaise Matuidi, l'homme qu'il a remplacé dans le milieu parisien.

Rabiot présente un profil différent du nouveau joueur de la Juventus. Il intervient davantage dans la préparation du jeu, dans des proportions quasiment égales à celles de Motta et Verratti. Le Français a touché 94 ballons, pour 99 à Motta et 105 à Verratti, et donné 77 passes, seulement 10 de moins que les deux Italiens. À titre de comparaison, Blaise Matuidi pointait généralement à une trentaine d'unités derrière les deux autres membres du trio la saison passée, lors des matches dominés par le PSG.

Partenaire privilégié de Neymar

Malgré son activité, Rabiot a moins entretenu la connexion technique avec Thiago Motta, le milieu le plus bas du trident parisien. Là où Motta et Verratti se sont échangés 43 fois le ballon, le chiffre tombe à 23 pour la relation Rabiot-Motta. Le Français s'est davantage orienté vers le but adverse, avec de nombreux ballons touchés dans les 20 derniers mètres.

À l'indice xGc, qui évalue l'implication des joueurs dans les actions offensives hors coups de pied arrêtés, le spécialiste «@11tegen11» le place même en tête devant Neymar et Dani Alves. Surtout, le gaucher a beaucoup combiné avec l'attaquant brésilien, qui l'a constamment cherché. Les deux joueurs sont à l'origine et à la conclusion des deux premiers buts. Mais ils ont surtout affiché une belle entente, chacun étant le destinataire privilégié de l'autre (10 passes de Neymar à Rabiot et 16 de Rabiot à Neymar).

Beaucoup de tirs, peu de passes-clé

En plus de son but, Adrien Rabiot a frappé trois fois, meilleur total derrière Neymar (avec Cavani et Kurzawa) dont deux à l'intérieur de la surface. La capacité de projection du troisième milieu parisien, si bien incarnée par Blaise Matuidi, reste intacte, le jeu de tête en plus (à l'image de son occasion à la 12e minute sur un centre de Verratti). Une différence entre le déplacement offensif des deux joueurs : Rabiot va moins chercher l'aile gauche que Matuidi (un seul centre face au TFC), le couloir étant laissé à Layvin Kurzawa.

Le joueur formé au PSG a, en revanche, eu du mal à trouver Edinson Cavani, à l'image du reste de l'équipe. C'est le seul hic de la prestation XXL du Français. Rabiot a parfois tendance à trop «sécuriser» ses passes, ce qui l'empêche de trouver des décalages dans les trente derniers mètres adverses. Dimanche au Parc, il n'a délivré aucune passe-clé (passe avant un tir). Mais le joueur lancé par Carlo Ancelotti progresse très vite. La liste de Didier Deschamps pour la rencontre face aux Pays-Bas sera dévoilée jeudi et pourrait conforter son nouveau statut après un début de saison réussi.

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Les Pays-Bas remportent l'Euro féminin à domicile après une finale spectaculaire

Le match : 4-2

Dans un Euro féminin souvent décevant sur le plan du jeu, la finale a offert un feu d'artifice offensif. Devant 28 182 spectateurs (un record) à Enschede, dans le stade habituel du FC Twente, les Pays-Bas ont battu le Danemark (4-2) pour conquérir le titre à domicile, la récompense pour une équipe qui n'aura jamais renié ses principes durant trois semaines.

Le film du match

Le 4-3-3 très inspiré de l'Ajax mis en place par Sarina Wiegman a encore régalé le public néerlandais, tombé amoureux de son équipe féminine dès la première victoire à l'Euro, contre... le Danemark (1-0). Le scénario a été extraordinaire dans cette finale. Le Danemark a ouvert le score dès la 7e minute par Nadia Nadim sur penalty, après une faute de Van Es (7e) mais les Pays-Bas ont répliqué dans la foulée par le troisième but dans la compétition de Vivianne Miedema (10e), à la réception d'un centre de l'inépuisable Van de Sanden (10e). Lieke Martens, superbe durant toute la durée de la compétition, a ensuite donné l'avantage aux Oranje Leeuwinnen, enchaînant un contrôle orienté pour pivoter et une frappe placée depuis l'entrée de la surface (28e).
 

Dans ce match totalement débridé, le Danemark est revenu sur un exploit personnel de sa star Pernille Harder, partie de la ligne médiane sur un contre avant d'éliminer Dekker dans la surface d'un crochet, pour marquer d'une frappe croisée (33e). Spitse a remis les Pays-Bas devant après la pause, dans une seconde période aussi folle que la première. Le Danemark a eu les opportunités pour revenir avec son jeu direct, mais dans un stade incandescent, les Pays-Bas ont continué de réciter leur jeu sans affolement. Miedema (21 ans) a fait le break en fin de match sur un contre parfaitement mené (89e), pour le triomphe complet d'un football

Le fait : Spitse, comme à la maison

Après trois saisons à Lillestrøm (Norvège), Sherida Spitse avait fait le choix de revenir au FC Twente en début d'année. La milieu de terrain de 27 ans connaît par coeur le stade d'Enschede, où évolue le club néerlandais, même si l'équipe féminine joue ailleurs. Ce dimanche, Spitse a eu l'occasion de prouver que ses marques dans le stade De Grolsch Veste étaient prises, lorsqu'elle a inscrit le coup franc du titre, son troisième but sur coups de pied arrêtés de la compétition, après ses penalties contre la Belgique et le Danemark. Son tir vicieux au sol, après une combinaison avec Van de Donk, a surpris Petersen. Elle a ensuite délivré un délice d'ouverture sur le quatrième but, inscrit par Miedema.

La joueuse : Miedema, les larmes de la confirmation

Grande fan de Robin Van Persie, Vivianne Miedema était annoncée comme la star de la sélection, après une saison à 26 buts au Bayern Munich. La nouvelle attaquante d'Arsenal a dû partager la vedette durant la compétition avec Mertens, Van de Sanden ou Spitse, mais a été à la hauteur de son statut. Muette en poules, elle s'était réveillée par la suite avec un but en quart contre la Suède et un nouveau contre l'Angleterre en demi-finales. A seulement 21 ans, son doublé plein de sang froid lors de cette finale a confirmé, s'il en était besoin, l'ascension d'une nouvelle étoile dans le monde du foot féminin. Ses larmes d'émotion, avant même le coup de sifflet finale, ont ajouté une autre dimension à sa performance. Avec 4 buts, elle termine deuxième meilleure buteuse de la compétition, derrière l'Anglaise Jodie Taylor.

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Neymar explique pourquoi il a dit oui au PSG

Au terme d’un feuilleton intense, riche en nombreux rebondissements et prises de positions diverses et variées, Neymar (25 ans) est désormais un joueur du Paris SG. Le Brésilien a signé jeudi son contrat de cinq ans avec le club de la capitale, livrant ses premières impressions. Les Rouge-et-Bleu le présentaient ce vendredi, au Parc des Princes, face à la presse, venue du monde entier pour recueillir le témoignage du joueur le plus cher du monde (222 M€) et en savoir plus sur son choix de rejoindre l’Hexagone. « Je suis très heureux, merci pour tout, merci pour ce nouveau défi, je suis heureux de rejoindre le PSG, un grand club, une ville merveilleuse, je n’ai pas de mots pour décrire ce que je ressens. J’ai hâte de commencer à m’entraîner avec mes coéquipiers pour aller remporter les titres que nous voulons. J’ai choisi le PSG pour l’ambition que le club a, elle ressemble à la mienne, rechercher quelque chose de plus grand, un plus gros défi. Mon cœur a penché en ce sens. Je suis très heureux. Je suis présent ici à Paris, pour aider notre équipe à conquérir des titres », a-t-il d’abord expliqué, en disant plus sur ses motivations.

« Mon désir de venir à Paris était lié à mon envie de vivre quelque chose de différent. Ce n’est pas parce que je voulais être la star n° 1 à Barcelone. Ce n’est pas ce que je veux, je suis venu ici pour relever un défi nouveau, des nouveaux titres. C’est ma motivation, pour me surpasser et faire toujours mieux. C’est une des décisions les plus difficiles de ma vie, parce que j’étais bien adapté au club et à la ville. Ce fut un moment de grande tension, parce que j’ai laissé beaucoup d’amis là-bas. Mais le foot va très vite, la vie aussi. On se fait des amis partout, je les en remercie, ils m’ont bien accueilli à mon arrivée du Brésil et pendant toutes ses années. Mais je sentais qu’il me fallait quelque chose de différent. J’ai parlé aussi aux Brésiliens du PSG, ils sont très heureux, je suis heureux de les rejoindre ici, je suis déjà un peu chez moi », a-t-il lâché, assurant que son choix n’était pas lié au côté financier. « Les gens ne savent rien à ma vie, je n’ai jamais été motivé par l’argent, ce que je veux, c’est être heureux, que ma famille soit heureuse, je suis très heureux, je suis toujours mon cœur et pas l’argent. Je regrette que des gens pensent de cette façon. Je remercie le PSG parce qu’il croit en mon potentiel et je vais tout faire pour rendre cette confiance », a-t-il lancé.

Neymar impatient de démarrer avec le PSG mais n’oublie pas le Barça

L’international auriverde en a dit plus sur les dessous de sa décision, après mûre réflexion. « J’ai pris ma décision finale il y a deux jours, quand j’ai informé mon entraîneur au Barça. Je respecte le coach, le club. Il a été le premier à le savoir. Mais je suis heureux de ma décision. De nouveaux défis. Je sais que ce sera difficile, mais je suis sûr que Dieu a préparé quelque chose de très bien pour moi », a-t-il indiqué, prenant le soin de ne pas se mettre le Barça et ses supporters à dos. « Je n’ai rien fait de mal. C’est difficile de répondre. Je suis triste que les supporters du Barça puissent penser que c’est un manque de respect envers le club. Chaque joueur a le droit de vouloir rester ou partir. On n’est obligé de rien. Quand c’est l’heure de partir, un joueur peut partir. Je suis dans mon droit », a-t-il confié, remerciant encore Lionel Messi et ses ex-partenaires, imperméable à la pression liée au prix de l’opération. « Je n’ai pas de pression, je suis très heureux, je fais toujours 69 kg, même si avec ma joie, je suis un peu plus lourd ! Le prix du transfert n’est pas un fardeau à porter pour moi », a-t-il martelé, débordant d’ambition pour sa nouvelle écurie et lui.

« Je veux faire l’histoire avec le PSG. C’est pour ces défis que je suis venu. Notre plus grand défi est la LDC, mais on ne veut pas que ça, on veut tous les titres. Je veux faire l’histoire avec le PSG. Je suis impatient. J’ai envie d’écrire l’histoire, de découvrir mes partenaires, cette ville. Paris n’a pas besoin de Neymar pour être la plus belle ville ! Je suis très heureux d’être ici, dans ma nouvelle maison. Je suis très heureux. Je suis content de faire partie de cette histoire entre les Brésiliens et le PSG, j’espère entrer dans l’histoire comme d’autres l’ont fait avant moi », a-t-il déclaré, pas refroidi par le supposé moindre niveau de la Ligue 1. « C’est quelque chose que j’ai beaucoup entendu. Les gens se trompent. J’ai parlé avec tous ceux qui ont joué ici, ils m’ont dit que c’était difficile. C’est un défi important pour nous, de redevenir champion et aider le PSG à devenir le plus grand club du monde, il en a le potentiel », a-t-il conclu avant de lâcher un : « Le Paris SG est magique » en français dans le texte ! L’histoire d’amour entre Neymar et le PSG commence bien !

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Euro féminin: Les Bleues arrachent la qualif'… Mais que ce fut dur!….

En quarts, les Bleues affronteront l'Espagne ou l'Angleterre. Autant dire du sérieux

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L'Angleterre bat le Portugal et remporte le Championnat d'Europe des moins de 19 ans

Vu les résultats de ses sélections de jeunes cet été, l'équipe d'Angleterre peut envisager les prochaines années avec sérénité. Après avoir conservé leur titre au tournoi de Toulon, réservé aux joueurs de moins de 20 ans, et remporté la Coupe du Monde U20, les Three Lions ont gagné ce samedi le Championnat d'Europ des moins de 19 ans en battant le Portugal (2-1).

En première période, les deux équipes ont semblé inhibées par l'enjeu (aucun tir cadré). Le numéro 10 anglais Mason Mount, leader technique de son équipe, a pris le match à son compte au retour des vestiaires. Déjà passé tout près d'ouvrir le score avec un tir contré in extremis par Diogo Dalot (27e), le joueur de Chelsea a envoyé un coup franc sur le poteau de Diogo Costa (Porto). Le défenseur central Easah Suliman (Aston Villa) a bien suivi et ouvert le score de la tête (50e).

Le Portugal s'est alors réveillé. Mesaque Dju a d'abord raté une grosse occasion (55e) avant que Dujon Sterling (Chelsea) ne marque contre son camp sur un dégagement du gauche, son mauvais pied, complètement dévissé (56e). La Seleçao a eu deux opportunités de prendre l'avantage par Dalot (63e) et Rui Pedro Silva Sousa (66e) mais c'est l'Angleterre qui a marqué le troisième but. Mason Mount, encore lui, a parfaitement servi Lukas Nmech (Manchester City), qui n'avait plus qu'à pousser le ballon dans le but (68e). Adetayo Edun (Fulham) a rendu la fin de match pénible pour les siens avec son expulsion pour un deuxième carton jaune (86e), mais ses coéquipiers ont tenu bon. C'est le premier titre européen des moins de 19 ans pour l'Angleterre, qui succède au palmarès aux Bleuets de Ludovic Batelli.

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L'Allemagne remporte la Coupe des Confédérations en battant le Chili 1-0 en finale

Pour la première fois de son histoire, l'Allemagne remporte la Coupe des Confédérations. Il a suffi d'un but aux Allemands, champions du monde en titre, pour battre le Chili en finale, dimanche au Krestovsky Stadium de Saint-Pétersbourg, en Russie (1-0). C'est Lars Stindl, joueur du Borussia Mönchengladbach, qui a inscrit l'unique but de la rencontre à la 20ème minute de jeu, profitant d'un service de Timo Werner suite à une erreur du Chilien Marcelo Diaz.

Le Portugal troisième. Les hommes de Joachim Löw ont ensuite réussi à tenir ce score pendant les 70 minutes restantes, même s'ils ont beaucoup souffert de la pression de la Roja dans la dernière partie du match. L'Allemagne succède ainsi au Brésil qui avait remporté les trois dernières éditions de la Coupe des Confédérations en 2005, 2009 et 2013. Un peu plus tôt dans la journée, le Portugal, champion d'Europe en titre, s'était adjugé la troisième place de la compétition en battant le Mexique, après prolongation (2-1).

Draxler, Ballon d'Or du tournoi. Julian Draxler, capitaine de la sélection allemande pendant la compétition, a été élu Ballon d'Or du tournoi par un groupe technique de la Fifa. Il s'est vu remettre son trophée par la légende Diego Maradona. Le joueur du PSG a disputé tous les matchs de son équipe, inscrivant un but et délivrant une passe décisive.

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la Russie éliminée, le Portugal et le Mexique en demi-finales

Le Portugal s'est qualifié pour les demi-finales de la Coupe des Confédérations en s'emparant de la première place de son groupe, grâce à son succès face à la Nouvelle-Zélande (4-0). Comme à son habitude dans cette compétition, le Portugal a pris les devants grâce à un penalty de Cristiano Ronaldo tiré en force (33e). Auparavant, le quadruple Ballon d'or avait failli marquer mais sa tête puissante avait trouvé la barre (25e).

La Nouvelle-Zélande, solide en défense jusque-là, a craqué dans la foulée en encaissant un but de Bernardo Silva, à la conclusion d'un bon centre d'Eliseu (37e). Le néo-Citizen s'est à nouveau montré à son avantage mais ce but a signé la fin de son match, puisqu'il s'est blessé à la cheville en retombant.

Le show inutile de Marinovic

Au retour des vestiaires, le Portugal a continué à mettre la pression pour assurer sa première place. Il s'est longtemps heurté à un étonnant Stefan Marinovic, le gardien d'Unterhaching (D4 allemande) réalisant des parades formidables devant Ronaldo (60e), André Silva (64e) et Nani (69e). Les deux derniers nommés ont pris leur revanche en fin de match : le nouveau buteur de Milan a marqué en angle fermé après une chevauchée en solitaire (80e), puis Nani a trouvé le petit filet d'une frappe à ras de terre à l'entrée de la surface (90e+1). De quoi se rassurer avant une demi-finale compliquée, sans doute face à l'Allemagne ou au Chili.

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Pourquoi la défaite des Bleus en Suède change (complètement) la donne

«Il ne faut plus faire de faux-pas.» Ces mots émanent d’Antoine Griezmann vendredi soir et résument à merveille la nouvelle photographie de la situation des Bleus au classement. Battus en Suède (2-1), ce qui est au passage la première défaite tricolore dans cette campagne de qualification, les vice-champions d’Europe ont cédé leur leadership dans ce groupe A à leurs bourreaux du week-end, passés devant grâce à une différence de buts favorable. Inquiétant ? Forcément. Rédhibitoire ? En aucun cas.

Les Bleus chassés devenus chasseurs

Avec encore quatre rencontres à disputer face aux Pays-Bas (31 août) et le Luxembourg (3 septembre) à domicile, puis un déplacement en Bulgarie et une réception de la Biélorussie en octobre, les hommes de Deschamps conservent toutes leurs chances de se qualifier, sachant que les Suédois auront un programme autrement plus copieux avec trois déplacements pour une seule réception d’ici la fin des éliminatoires. Toujours est-il que les Bleus ont grillé leur joker à Solna et le choc au Stade de France face aux Pays-Bas, revenus à trois unités au classement après leur succès contre le Luxembourg (5-0), vaudra cher au sortir de l’été. Un nouveau faux-pas relancerait les Néerlandais et offrirait des possibilités à la Suède. «On a un petit train de retard maintenant sur la Suède, qui a son destin en main, même si on peut toujours inverser la tendance, analysait Olivier Giroud, très marqué vendredi soir. On en est capables, mais ça fait mal quand même.»

 « C’est ce qu’on appelle un sprint final »

Kylian Mbappé

Pragmatique, Didier Deschamps assurait au sortir de la défaite que «le nul n’était pas idéal» mais que cela pouvait rester «un bon point car on laissait la Suède derrière nous». Samedi matin, la problématique diffère. Dans le rôle du chassé, les Bleus passent en mode chasseur. Avec l’attente et la pression que cela incombe. «C’est ce qu’on appelle un sprint final, plante Kylian Mbappé, étonnant d’assurance et de sérénité. Il faut tout donner et se qualifier.» Et le Monégasque, du haut de ses 18 ans, d’appeler à la révolte. «Il y a beaucoup de grands joueurs dans cette équipe et on doit se relever. Vu l’ambiance dans le vestiaire, je peux vous dire que tout le monde aura à cœur de réagir

Suite des opérations

Avis partagé par Hugo Lloris, touché après sa bévue, mais loin d’être résigné. «L’équipe de France est forte et elle le démontrera en septembre et en octobre pour aller chercher cette première place.» Même son de cloche chez Didier Deschamps, qui se projetait déjà sur la suite des opérations : «Il va falloir cravacher dur pour atteindre l’objectif. Le match du 31 août contre les Pays-Bas au Stade de France était important. Il le sera encore plus.» Mobilisateur, Blaise Matuidi se refusait de céder à une éventuelle panique. «On ne va pas tout jeter, c’est loin d’être fini. Toutes les qualifications de l’équipe de France sont difficiles. On n’aime pas la facilité, mais on sera là pour se qualifier et être présent au Mondial.» La dernière absence d’une équipe de France au rendez-vous quadriennal date de 1994. Une éternité dont tout le monde se souvient encore comme si c’était hier.

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OM-Nice : Évra rend le Vélodrome fou de joie

Marseille l'a enfin fait. Jamais vainqueur face à une grosse équipe de notre championnat, avec notamment deux gifles reçues face à Paris (1-5) et Monaco (1-4) l'OM a dominé une équipe de Nice comme d'habitude très impressionnante (2-1). Le Gym a concédé sa troisième défaite de la saison dans un stade Vélodrome rempli et chauffé à blanc. Comme on en a désormais l'habitude, un choc de Ligue 1 s'est joué sur un niveau technique fantastique.

Pourtant Florian Thauvin s'est très rapidement blessé. Un coup de genou de Mario Balotelli a eu raison du match du gaucher. Après dix minutes complètement à l'avantage des Aiglons (ils ont touché deux fois les poteaux), Baféimbi Gomis a réveillé son équipe d'un coup de tête rageur.

Puis les deux équipes se sont répondus coup pour coup sans faire trembler les filets. Il a fallu attendre la 50e minute (premier temps mort du match) et 17 tirs pour voir Mario Balotelli égaliser. Il avait marqué deux jolis buts au match aller (3-2), celui de ce dimanche soir fut plus anodin. Un coup de pied arrêté de Séri, remisé dans l'axe par Baysse, a permis à l'Italien de marquer, des tibias, dans le but vide.

Tête plongeante et gagnante du latéral marseillais

Marseille a davantage de chances d'accéder à son objectif de fin de saison (la 5e place) que Nice (la 2e place, désormais intouchable) et cela s'est concrétisé au tableau d'affichage. Les Olympiens, après légalisation adverse, ont connu leur temps fort de la soirée, enchaînant récupérations hautes et pénétrations dans la surface de réparation

Un moment conclu, donc, par le premier but marseillais de Patrice Évra. Sur un centre de Maxime Lopes, le latéral avait poussé son offensive jusqu'au second poteau niçois et à raison. Le ballon est passé devant tout le monde sans être dévié. Pat' a décoché une tête plongeante peu appropriée mais gagnante.

Nice finira la saison certainement à la 3e place

La joie du stade Vélodrome, de Franck McCourt et du banc de touche marseillais en disait long sur la performance que venait de réaliser l'OM. L'équipe de Rudi Garcia vole la 5e place à Bordeaux (57 points) avec 58 unités. La 37e journée de championnat opposera Marseille à... Bordeaux, une finale avant l'heure. Nice dit adieu à ses rêves de deuxième place (Paris compte six longueurs d'avance). Il finira très certainement cette saison sur la troisième place du podium. Une performance exceptionnelle.

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Angers s’incline mais peut nourrir des regrets

L’entame de match fut à l’avantage d’Angers qui pressa haut face à des Lyonnais en difficulté qui peinaient à ressortir le ballon. Mais les offensives angevines ne se concrétisaient pas et Lyon a su en profiter en contre et par un coup du sort, a ouvert le score sur un but du genou de Valbuena (17e).

L’ouverture du score n’a pas changé les intentions angevines sous l’impulsion d’un bon Toko-Ekambi, afin d’égaliser avant la mi-temps. Les situations chaudes se multipliaient et deux penaltys sont réclamés par Angers. D’abord sur une main de Gonalons (20e) qui contre une tête du capitaine angevin, N’Doye. Puis sur un tacle de Diakhaby sur Toko Ekamby (28e) qui filait au but mais l’arbitre M. Gautier ne sifflait pas à juste titre.

Lyon subit mais fait le break

Lyon peut remercier son portier car Anthony Lopes a été beaucoup sollicité ce vendredi. La défense lyonnaise a commis de nombreuses erreurs mais Angers n’en profitait pas. Lyon a réussi à faire le break sur une erreur du portier d’Angers, Letellier qui avait été si précieux en demi-finale de Coupe de France. Sur un coup franc, Fékir contournait le mur angevin et Letellier n’arrivait pas à capter la balle et laissait le ballon rentrer dans les filets (42e).

Les Lyonnais s’en sont sortis plutôt bien et pouvaient s’estimer heureux de mener 2 à 0 à la mi-temps au vu de leurs errances défensives. Angers peut nourrir des regrets au vu du nombre d’opportunités qu’ils ont eu dans cette première période. Mais c’est cruel car Lyon s'est montré ultra-efficace et a déjà fait le break en deux occasions. 

Angers réduit l’écart puis réduit à dix

Les Angevins ont marqué d’entrée de seconde période (50'), N’Doye s’est imposé dans les airs pour reprendre d’une belle tête le corner tiré par Mangani afin de tromper Anthony Lopes qui ne pouvait rien faire. Que ce fut mérité pour Angers qui relançait le match et obligeait les Lyonnais à montrer un bien meilleur visage afin de rester devant au tableau d’affichage.

Le match devenait de plus en plus équilibré comparé à la première mi-temps, avec des occasions de part et d’autre. Lyon se procura sur corner une grosse occasion par l’intermédiaire d’une tête de Gonalons repoussée sur la ligne par Manceau (58e). Une statistique très intéressante qui démontre toute l’efficacité des Lyonnais dans cette rencontre, à la 72e il y a eu 18 tirs pour Angers et seulement 5 pour Lyon.

Belle opération pour Lyon

L’équipe du SCO a été réduite à dix contre onze après un tacle les deux pieds décollés sur Tolisso. Le rouge est mérité et Pavlovic laissait ses coéquipiers en infériorité numérique. Corentin Tolisso est rentré dans les vestiaires, il semblait touché après ce contact. La fin de match fut tendue entre les deux équipes avec une multiplication de fautes. Angers n’arrivait plus à se montrer dangereux depuis l’expulsion du défenseur croate et laissait Lyon gérer tranquillement le score.

Angers peut nourrir des regrets au vu du nombre d’opportunités qu’ils ont eu et de leur belle prestation. Lyon peut s’estimer heureux de repartir avec les trois points mais ils ont fait preuve d’efficacité. Belle opération pour les Lyonnais qui reprennent la 4e place à Bordeaux qui se déplacera dimanche à Dijon. Angers poursuit sa mauvaise série à domicile après les défaites face à Monaco et Paris. Le SCO n’est pas encore maintenu avec 39 points et sept points d’avance sur le 18e, Dijon.

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Battu par un séduisant Nice, le PSG voit le titre s’éloigner

Ambiance des grands soirs à l’Allianz Rivera ce dimanche soir où Nice (3e) recevait le Paris Saint-Germain (2e) en clôture de la 35e journée. Un match à enjeux pour les deux équipes après le succès de Monaco contre Toulouse samedi. Pour le PSG, il s’agissait de l’emporter pour recoller provisoirement aux Monégasques alors que Nice pouvait revenir sur son adversaire du soir et continuer de rêver d'une place de dauphin qualificative pour la phase de poules de la Ligue des champions.

Le début de match montre un PSG appliqué et déterminé à faire parler la poudre. Mobiles et inspirés, les Parisiens multiplient les offensives sans parvenir à tromper Yoan Cardinale. À force d’essayer, les joueurs d’Unai Emery oublient presque de défendre. Sur un contre explosif emmené par Ricardo Pereira, Mario Balotelli montre toute sa classe pour ouvrir le score d’une frappe limpide du gauche qui trompe Kevin Trapp (1-0, 26’).

Thiago Silva sonne la révolte

Sonnés, les Parisiens ne parviennent pas à se remobiliser et rejoignent le vestiaire la tête dans le seau. Les affaires parisiennes ne s’arrangent pas au retour des vestiaires. On joue depuis trois minutes en seconde période quand Ricardo Pereira, encore lui, décide de faire basculer la soirée dans le magnifique. Sur une sublime frappe du gauche, le latéral droit prêté par les Portugais de Porto donne deux buts d’avance aux Aiglons (2-0, 48’).

Monaco a dû apprécier

Dos au mur, les joueurs d’Unai Emery s’en remettent à leur capitaine Thiago Silva qui d’un coup de tête ravageur, dévié par Marquinhos, remet les Parisiens dans le match (2-1, 64’). Le Brésilien est tout proche d’égaliser quelques minutes plus tard mais sa tête est repoussée par Yoan Cardinale sur la ligne (76’). En fin de match, Thiago Motta voit rouge avant que Nice ne scelle le score par Donis entré en jeu un peu plus tôt (3-1, 92'). Comme si le cauchemar parisien n’en finissait plus, Angel Di Maria est à son tour expulsé (93').

À Nice ce soir, le PSG a très certainement perdu le titre. Monaco compte désormais trois points d’avance et un match de retard, appelons ça un boulevard…

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Cristiano Ronaldo atteint la barre des 100 buts

Et le plafond a volé en éclats : Cristiano Ronaldo est devenu mardi le premier joueur de l'histoire à atteindre la barre mythique des 100 buts en Ligue des champions grâce à un triplé en quarts de finale retour contre le Bayern Munich (4-2 a.p.). Au stade Santiago-Bernabeu, la star du Real Madrid a inscrit ses 99e, 100e et 101e buts dans l'épreuve-reine européenne, dont un en tour préliminaire, portant son bilan à des hauteurs jamais vues jusqu'ici.

Un triplé pour fêter le record. Le Portugais a d'abord placé une tête victorieuse sur une centre de Casemiro (76e), puis a réussi une puissante reprise du gauche en prolongation pour tromper le gardien Manuel Neuer (104e). Sur une offrande de Marcelo, CR7 a réussi son triplé en tirant du droit dans le but vide (109e). Ce doublé fait suite à celui déjà inscrit la semaine dernière en quart aller à Munich, qui avait permis à "CR7" d'atteindre les 100 buts toutes compétitions européennes confondues.

Il prend ses distances avec Messi. En décrochant son quatrième Ballon d'Or en 2016, le Portugais s'est rapproché au passage de son grand rival Lionel Messi, recordman du nombre de trophées de meilleur joueur du monde avec cinq (de 2009 à 2012, puis en 2015). Dans la course-poursuite permanente entre ces deux joueurs, le doublé inscrit mardi permet au Portugais de reprendre ses distances avec l'Argentin (94 buts, dont 11 cette saison) au classement des buteurs de la Ligue des champions.

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le match Bastia-Lyon arrêté après les agressions de joueurs de l’OL par des supporteurs bastiais

Des supporteurs du Sporting club de Bastia ont, à deux reprises, agressé des joueurs lyonnais sur la pelouse du stade Armand-Cesari, dimanche 16 avril après-midi, avant et durant la rencontre entre les deux clubs. Après la deuxième échauffourée, survenue à l’issue de la première période, les arbitres ont pris la décision d’arrêter la rencontre, qui avait commencé avec une heure de retard.

A 19 h 15, la LFP a annoncé l’arrêt définitif de ce match de la 34e journée de Ligue 1.

Ces événements concluent une triste semaine pour le football. Elle avait commencé avec l’attaque visant le bus du Borussia Dortmund le mardi et s’était poursuivie avec les affrontements entre supporteurs du Besiktas Istanbul et de l’Olympique lyonnais le jeudi.

Le contexte de la rencontre Bastia-Lyon s’annonçait tendu, après un match aller ponctué par deux cartons rouges côté corse et des propos enflammés de l’entraîneur bastiais d’alors, François Ciccolini. « Il va falloir venir chez nous. (…) Parce que ça va se régler comme d’habitude, comme des hommes ; comme des Corses », avait dit, d’un ton menaçant, l’entraîneur insulaire.

Les supporteurs bastiais, plus tard aidés de stadiers et de personnes munies d’une accréditation, ont mis ces menaces à exécution en s’en prenant aux joueurs lyonnais.

Terrain envahi à l’échauffement

Durant l’échauffement, alors qu’un soleil de printemps illuminait la pelouse du stade Armand-Cesari, des supporteurs placés dans la tribune occupée par le groupe ultra Bastia 1905 ont pénétré sur le terrain. Ils ont notamment agressé le gardien remplaçant lyonnais Mathieu Gorgelin.

Selon le journaliste de L’Equipe Vincent Duluc, présent sur place, l’échauffourée est partie d’une discussion vive entre l’attaquant de Lyon Memphis Depay et des supporteurs bastiais, derrière le but sur lequel il s’échauffait. Les joueurs lyonnais sont alors rentrés précipitamment au vestiaire, poursuivis par une cinquantaine de Corses. Cela sous l’œil de stadiers en grande partie attentistes.

Une demi-heure après l’heure prévue du coup d’envoi, les arbitres ont annoncé que le match aurait lieu, et les joueurs bastiais sont revenus s’échauffer sur la pelouse. Les Lyonnais sont revenus à l’échauffement dix minutes plus tard et la rencontre a commencé à 17 h 55, soit avec près d’une heure de retard.

Selon une discussion captée par les caméras de BeIn Sport, l’entraîneur lyonnais, Bruno Genesio, ne souhaitait pas que la rencontre soit jouée, mais il a finalement été convaincu par son président, Jean-Michel Aulas.

Des stadiers et membres accrédités de Bastia impliqués

Après une première période sans éclat, les échauffourées ont repris. Alors que le gardien Anthony Lopes rentrait aux vestiaires, il a été interpellé par un homme muni d’une accréditation officielle. Lopes l’a repoussé des deux mains et plusieurs personnes ont alors empoigné le gardien lyonnais. Une nouvelle bagarre générale s’en est ensuivie, dans laquelle des stadiers se sont trouvés directement impliqués face aux joueurs de l’OL.

La dernière rencontre de l’Olympique lyonnais, jeudi face au Besiktas Istanbul, avait déjà été perturbée par des événements impliquant des supporteurs.

Des fans lyonnais et turcs s’étaient affrontés sur le parvis du Parc OL et des supporteurs locaux s’étaient réfugiés sur la pelouse du stade avant la rencontre pour échapper à des jets de projectiles venus de tribunes occupées par les partisans du Besiktas.

Le club de Bastia devrait payer cher ces débordements, alors qu’il est déjà dans une situation très difficile en championnat. Bastia était, avant cette rencontre, 20e et dernier de Ligue 1.

La tribune dont sont issus les agresseurs venait d’être fermée pour cinq rencontres, après que des cris racistes ont visé le joueur de Nice Mario Balotelli au mois de janvier. Le club était soumis à un retrait d’un point avec sursis.

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Lyon renverse Besiktas en deux minutes et prend une option

Le match entre l’Olympique Lyonnais et le Besiktas Istanbul, comptant pour les quarts de finale aller de l’Europa League a débuté avec 45 minutes de retard suite à un envahissement de la pelouse.

Le Besiktas a ouvert le score légerement contre le cours du jeu. Talisca joue rapidement un coup franc pour Ryan Babel. Le Néerlandais ne tremble pas et trompe Lopes (0-1, 15'). Le match paraît être sur le point de basculer, la tension est électrique.

Au retour des vestiaires, le Besiktas continue de se montrer dangereux. Talisca, très bon ce soir, a manqué le but du break (49'). À l'heure de jeu, ce sont les Gones qui dominent le match. Lyon aurait pu égaliser sur une frappe enroulée de Valbuena (65'). Beaucoup plus rapides et précis, les Lyonnais font souffrir la défense turque. Et les Gones vont être récompensés de leurs efforts. C'est d'abord Corentin Tolisso qui égalise sur un corner confus (1-1, 84'). Et une minute plus tard, la défense turque se fourvoie. Le gardien turc Fabricio se manque totalement et permet à Morel de conclure dans le but vide (2-1, 84') ! Quel retournement de situation !

Avant le match retour à Istanbul dans une semaine, Lyon s'impose 2-1 dans des circonstances très particulières. Le match retour dans une semaine promet d'être bouillant !

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Monaco prend une option pour la qualification face au Borussia Dortmund

Le match : 2-3

Forcément, ce match ne restera pas dans l'histoire que pour son contenu sportif, en raison de l'incident grave qui a frappé le bus du Borussia Dortmund, mardi. Mais ce quart de finale aller de Ligue des champions rentrera incontestablement dans la longue série des performances majuscules monégasques sur le plan européen. Face à un Mur jaune que l'on craignait moins fringant après les événements, mais finalement incroyable avec un BVB immense gravé par la foule de supporters tout au long de la rencontre, l'ASM a affiché un froid réalisme, celui d'une équipe désormais redoutée par tous ses adversaires encore en lice en C1.

Il est vrai que le Borussia, déstabilisé par son traumatisme de mardi, et la blessure de son défenseur Marc Bartra dans la triple explosion qui a frappé son bus, a semblé en dedans en première période. Mais cela n'enlève rien à la performance des hommes de Jardim, pourtant privés de Bakayoko (suspendu), Mendy et Sidibé (blessés). Portés par un Bernardo Silva éblouissant en début de match, les Monégasques ont vite pris la mesure du BVB, en laissant le ballon aux Allemands, pour s'appliquer à placer des contre-attaques tranchantes. Sur l'une d'entre-elles, Mbappé, lancé par Touré, a été accroché par Sokratis à l'entrée de la surface (15e). Fabinho, pourtant spécialiste des penalties, a cette fois manqué sa cible (voir par ailleurs), mais l'ASM n'a pas freiné.

Le premier but de Mbappé n'était pas valable

Sur un éclair de Silva, Lemar a servi Mbappé, buteur de la cuisse, et heureux d'avoir échappé à la vigilance de l'arbitre assistant, alors qu'il était hors-jeu (19e). Ainsi mis sur orbite par son joyau, Monaco a fait baisser le volume du public allemand. Ce dernier s'est levé comme un seul homme quand Ginter a réalisé un festival côté droit devant Raggi, mais Kagawa a raté le but seul face à Subasic (31e). Ce manque de réalisme s'est payé immédiatement. Sur un centre de Raggi, laissé libre côté droit, Bender, pressé par Falcao, a trompé son propre gardien (35e). Scène de consternation dans les tribunes, face à cette efficacité maximale, tranchant totalement avec le manque d'idée du Borussia.

Les hommes de Tuchel ont affiché un visage diamétralement opposé après la pause, avec les entrées de Pulisic et Sahin, et un passage en 4-2-3-1. Monaco a subi une très grosse pression, et le Mur jaune a joué son rôle pour faire monter les pulsations. L'ASM a tenu 10 minutes, avant de céder, sur une action incroyable des Allemands. Un centre de Guerreiro, une remise géniale d'Aubameyang, un décalage de Kagawa pour le but de Dembélé (57e). Monaco, pris à la gorge par la pression sur et en dehors du terrain, n'a quasiment plus réussi à sortir de son camp. Jardim a remplacé Silva par Dirar pour densifier son jeu (66e), mais le BVB est resté très dangereux. Toutefois, les partenaires de Weigl n'ont pas réussi à revenir. Et après une grosse occasion manquée par Falcao, c'est encore Mbappé qui s'est chargé d'éteindre tout un stade (voir par ailleurs). Le BVB reste toutefois en vie avant le retour au Louis-II, après un but de Kagawa en fin de match (84e), servi par Sahin. Mais l'ASM a fait une très grosse partie du travail.

Le joueur de Monaco : Mbappé, c'était écrit

À 18 ans et 3 mois, Kylian Mbappé repousse encore plus les limites. Etincelant à l'aller à City, il a encore porté l'ASM à Dortmund. Après être allé chercher un penalty, manqué par Fabinho, il a ouvert le score, avec malice, sur un service de Lemar. Très peu en vue par la suite, quand Monaco a subi les assauts allemands, le joyau de l'ASM est réapparu au meilleur moment. Après avoir intercepté une passe de Piszczek vers Sokratis, il est allé seul battre Bürki, avec l'assurance d'un grand, très grand. Il en est à 13 buts marqués lors de ses 9 derniers matches avec l'ASM. Et ce n'est certainement pas fini. On comprend mieux pourquoi Jardim l'avait ménagé lors des deux derniers matches...

Le joueur de Dortmund : Dembélé aux deux visages

Absent comme toute son équipe durant 45 minutes, Ousmane Dembélé a réussi une énorme seconde période. Face à un Raggi usé au fil de minutes, le jeune international français a placé des accélérations tranchantes, faisant passer de multiples frissons dans la défense asémiste. Son duel avec le défenseur italien semblait déséquilibré avant le match, il l'a été tout au long d'une fin de match étouffante. A la 56e, il a fallu un retour in extremis de Raggi sur un de ses rushes pour éviter une situation bouillante. Une minute plus tard, l'ancien Rennais n'a pas manqué la cible, après un mouvement de grande classe du BVB. Il a ensuite armé une frappe très dangereuse, contrée en corner (72e). Sa vitesse et ses dribbles ont fait douter l'ASM en fin de match, mais la défense a résisté.

Le fait : le penalty raté de Fabinho

La série de réussite affolante de Fabinho sur penalty s'est donc arrêtée devant le Mur jaune du Signal Iduna Park. Le milieu brésilien de l'ASM en était à 15 penalties réussis sur 15 tentés toutes compétitions confondues depuis son arrivée à l'AS Monaco, mais la pression du public allemand l'a fait flancher sur le 16e. Après l'énorme bronca consécutive à la faute peu évidente de Sokratis sur Mbappé, Fabinho a pourtant tenté de rester calme. Sa course d'élan n'a rien eu d'anormale, mais le régulateur du jeu monégasque a vu sa frappe croisée du droit filer à quelques centimètres du poteau droit de Bürki. Heureusement, Mbappé a vite rattrapé le coup.

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Juventus-FC Barcelone (3-0) - L'antisèche : Le Barça n'a donc rien appris…

Le jeu : Le même Barça qu'à Paris

Il faut évidemment souligner la grande performance de la Juventus Turin, dominatrice dans tous les secteurs du jeu grâce à une meilleure mise en place tactique, un collectif très cohérent et des joueurs plus vifs, concernés et agressifs que leurs adversaires. Mais le Barça lui a vraiment facilité la tâche. Les Catalans sont entrés dans la rencontre comme des sénateurs, sans génie en attaque et sans rigueur en défense. Ils ont été sanctionnés en toute logique pour une prestation indigne à ce niveau de la compétition. Et qui n'était pas sans rappeler celle de la déroute barcelonaise à Paris (4-0).

Les joueurs : Dybala a choisi son moment

Le génie de Dybala ne demandait qu'à éclater au grand jour dans un grand rendez-vous. Auteur d'un doublé de grande classe face au Barça de Messi, la pépite de la Juve a choisi le meilleur moment pour exploser. Tous les joueurs turinois ont été performants, mais il convient de souligner l'impact de Cuadrado et d'Alex Sandro, le travail de Mandzukic, la justesse de jeu de Pjanic et les retrouvailles réussies de Dani Alves avec son ancien club. Au Barça, on retiendra la solidité de Umtiti et quelques inspirations de Messi. Mathieu a vécu un cauchemar et Mascherano a bien symbolisé le naufrage défensif catalan.

Le facteur X : Buffon, parfait lui aussi

Gianluigi Buffon a lui aussi été brillant. Et surtout décisif. Le gardien de la Juventus l'a prouvé sur la seule action sublime du Barça, une passe géniale de Lionel Messi qui a mis dans le vent pas moins de cinq turinois pour trouver Andres Iniesta seul dans la surface. Mais le gardien turinois a sorti une parade parfaite pour empêcher l'égalisation barcelonaise (21e). Et capitale, car Paulo Dybala a inscrit le but du break turinois une minute plus tard.

La stat : 3

Remonter un 4-0 en C1, le Barça sait faire. On le sait depuis peu. Remonter un 3-0 en Coupe d'Europe ? Aussi. Le Barça l'a déjà fait. Trois fois. Face à Ipswich Town (1977), Anderlecht (1978) et l'IFK Göteborg (1986). A chaque fois, les Catalans sont passés par la séance des tirs au but pour valider leur qualification. Si la Juve venait à tomber au Camp Nou, en revanche, ce serait une première. Le club turinois n'a jamais été éliminé d'une compétition européenne après une victoire 3-0 à l'aller.

La question : Le Barça peut-il le (re)faire ?

Le FC Barcelone n'a donc rien appris de sa qualification miraculeuse au tour précédent face au PSG. Parce qu'avant ce retournement de situation rocambolesque du Camp Nou, l'équipe de Luis Enrique avait sombré dans tous les aspects au Parc des Princes. Elle a reproduit les mêmes erreurs à Turin et subi, à un but près, les mêmes conséquences. Sans réponse tactique au problème posé par la Juventus, sans intensité physique, sans cohésion collective, le Barça ne s'est jamais donné les moyens d'éviter une autre issue face à cette Vieille Dame.

L'espoir fait vivre. Et le Barça a six jours pour croire en une nouvelle remontée historique, dans le sens où la Juve n'a jamais été éliminée après ce type de scénario à l'aller. Mais il ne suffira pas de croire. Pour réussir son exploit face au PSG, Barcelone avait bénéficié de certaines choses et en particulier de la peur qui s'était emparée de l'équipe d'Unai Emery, incapable de capitaliser sur sa supériorité dans le jeu lors du match aller. Il appartiendra à la Juventus de ne pas commettre les mêmes erreurs que les Parisiens. Elle en a largement les moyens.

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Le PSG a largement battu Monaco en finale de la Coupe de la Ligue

Le match : 1-4

Haletante, pleine d'intensité, riche en occasions, la 23e finale de la Coupe de la Ligue entre Monaco et le PSG a tenu toutes ses promesses dans la superbe ambiance du Parc OL. Pour cette première historique dans l'enceinte du club lyonnais, la question se posait : allait-on assister à un passage de témoin entre les deux mastodontes du foot français ? Eliminé de la Ligue des champions, deuxième du Championnat derrière son adversaire du soir, le Paris-SG a su faire taire ses détracteurs en s'imposant logiquement et avec aisance face à l'ASM (4-1).

Hormis dix minutes de flottement après l'égalisation monégasque, le club parisien, dominateur, s'est montré maître de son sujet face à des Monégasques peut-être impressionnés par l'enjeu. Son entame l'a lancé sur la voie royale, puisque Draxler a marqué dès la 3e minute, signant son 8e en 17 matches avec le PSG. Lemar a ensuite égalisé d'une superbe frappe du gauche pour l'ASM (1-1, 27e), laissant croire à un retour du rouleau compresseur monégasque. Il n'en a rien été.

Diminué par les absences de Fabinho (suspendu) et de Falcao, finalement forfait, le leader de la L1 n'a pas su tenir le rythme, du haut de son 49e match de la saison. Di Maria a redonné l'avantage au PSG juste avant la pause (2-1, 43e), et un Cavani record a donné un avantage définitif à son équipe d'une magnifique reprise de volée (3-1, 54e). En fin de match, l'attaquant uruguayen a signé un doublé (4-1, 90e), son troisième en finale de la compétition après ceux réalisés en 2014 et 2015.

Cavani détrône Pauleta

Le PSG du Qatar n'avait jamais perdu en finale ? C'est toujours le cas. Triple tenant du titre avant ce match, le PSG vient de réaliser un quadruplé unique dans l'histoire du foot français. Monaco, de son côté, court toujours après son premier trophée majeur depuis la reprise en main de Dmitri Rybolovlev en décembre 2011. Ce sera peut-être pour mai, et le Championnat de France. A moins que la rencontre de ce samedi soir n'ait fait basculer le rapport de forces entre les deux équipes.

Le joueur : Di Maria, l'aile de l'enfer

Critiqué durant la première partie de saison, relégué sur le banc après l'arrivée de Julian Draxler, Angel Di Maria est bel et bien de retour à son meilleur niveau. Le milieu offensif avait déjà prouvé qu'il était sur le chemin de la rédemption lors du 8e de finale aller de la C1 face au Barça, en signant un superbe doublé finalement inutile (4-0, 1-6). Face à Monaco, l'international argentin a de nouveau étalé sa classe, montrant également une combativité - comme le prouve son altercation avec Jemerson (30e), qui a pu, parfois, lui faire défaut.

Surtout, l'ex du Real Madrid s'est montré grandement décisif dans le succès parisien. Le joueur de l'Albiceleste a parfaitement décalé Draxler pour l'ouverture du score (3e), avant de redonner l'avantage à son équipe, alors en souffrance, d'un pointu du gauche sur un service de l'Allemand (2-1, 43e). Après la pause, Di Maria aurait pu être crédité d'une deuxième passe décisive si Cavani n'avait pas raté un but tout fait (61e). Cela n'a été que partie remise, puisque le duo a sévi à la 90e. Pour Di Maria, cette rencontre a été plus qu'une victoire : il a montré qu'il était indispensable lors des grands rendez-vous. Et il a été élu homme du match.

Le fait : Le but de Draxler et la vidéo

Auteur de l'ouverture du score dès la 3e minute sur un service de Di Maria, Julian Draxler se trouvait hors-jeu, comme l'a montré le révélateur du diffuseur de la rencontre. La vidéo aurait-elle changé l'issue de la finale ? Mardi, lors du match amical France-Espagne (0-2), celle-ci a montré qu'elle pouvait influer sur un résultat, puisque son utilisation a permis de refuser un but à Antoine Griezmann puis de valider une réalisation de Gerard Deulofeu. Pour sa première finale, l'arbitre Frank Schneider aurait, sans doute, bien aimé être averti que ce premier but avait été inscrit dans une position illicite.

Chiffre : 7

Le PSG a remporté sa septième Coupe de la Ligue en dominant Monaco. Un record. C'est quatre de plus que Marseille et Bordeaux (3 titres), ses deux premiers poursuivants au palmarès. Le club parisien n'a perdu qu'une finale dans l'épreuve, sa seule disputée face à une équipe de L2. C'était en 2000, face à Gueugnon (0-2).

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Monaco rejoint les quarts de finale de la Ligue des champions

Le match : 3-1

Il y aura donc un club français en quarts de finale de la Ligue des champions, et ce ne sera pas le PSG qui avait pourtant battu le Barça au Parc lors du match aller (4-0) avant de s'écrouler au retour (1-6). Non, c'est Monaco qui fera partie des huit meilleures équipes d'Europe pour la deuxième fois en trois ans. Vu la puissance offensive de l'ASM, qui a passé six buts en deux duels contre Manchester City, c'est amplement mérité. Défaite 3-5 à l'Etihad après un match fou, elle l'a emporté 3-1 au retour. Au bout du stress.

Elle a pourtant réalisé une première période de rêve, ne laissant que des miettes à des Citizens incapables de tirer une seule fois au but. Il fallait marquer vite pour effriter le mental mancunien ? Mbappé n'a eu besoin que de quelques minutes de jeu pour battre Caballero. Si l'incroyable attaquant de 18 ans a échoué dans son duel avec le gardien argentin (7e), il a bien jailli au premier poteau après un centre de Bernardo Silva. Jamais un joueur de son âge n'avait marqué à l'aller et au retour d'un match éliminatoire de Ligue des champions !

Très présente dans les duels, sur les seconds ballons, l'ASM a continué de pousser car elle ne sait pas se retenir. Germain a frappé au-dessus (18e). Elle a inscrit le deuxième but qu'il lui fallait à la 29e, après une action magnifique de technique et d'intelligence. L'intervention capitale de Raggi dans la surface a été relancée par Subasic sur Fabinho. Il a écarté sur Mbappé qui a attendu le soutien de Lemar, lui-même attendant celui de Mendy dont le centre a retrouvé... Fabinho. City était dans les cordes.

La causerie et les petits changements tactiques de Guardiola à la pause ont totalement inversé la tendance. En difficulté physiquement, Monaco n'a plus jamais réussi à sortir. L'ASM a écopé les attaques adverses pendant des minutes qui ont semblé être des heures. City a eu quatre grosses occasions entre la 57e et la 67e. La blessure de Raggi, qui remplaçait Glik suspendu, a déstabilisé un peu plus les locaux, qui ont craqué à la 71e. Encore pris dans son dos, Mendy a laissé Sterling frapper du gauche. Subasic n'a pu que repousser le ballon dans les pieds du vif Sané. Virtuellement éliminé, Monaco est de nouveau sorti. Et il a eu le bon goût de marquer seulement six minutes plus tard, Bakayoko reprenant d'une tête le coup franc rentrant de Lemar. City est passé dans un 3-4-3 ultra offensif avec l'entrée d'Iheanacho mais a mal géré ses quelques ballons chauds de la fin du match. Après Manchester United, Chelsea et Arsenal, c'est Manchester City qui a échoué devant cette équipe de Monaco qui aime tant les Anglais.

L'homme : Fabinho était partout

Promis à un avenir en Angleterre, Fabinho a été auteur d'un match plein contre Manchester City. Aux côtés de Bakayoko, lui aussi en vue mais suspendu pour les quarts, le Brésilien était partout. Aux moments chauds, il a été impérial défensivement devant Sterling (45e) et Fernandinho (49e). Offensivement, il s'est illustré par un jeu simple, direct, comme sur cette balle en profondeur pour Mbappé à la 19e. A la 29e, il a été au début et à la conclusion du deuxième but de l'ASM.

Le fait : Guardiola a failli trouver la solution

Totalement dépassé en première période (aucun tir tenté), Manchester City est bien mieux revenu après la pause. Pep Guardiola a fait monter son équipe d'un cran et a changé son 4-1-4-1 pour un 4-2-3-1. S'il a gardé les mêmes hommes, l'Espagnol a fait reculer De Bruyne aux côtés de Fernandinho. Cela a permis aux défenseurs de monter un peu plus. Il a fait monter Silva juste derrière Agüero. Entre les lignes, l'ancien joueur de Valence a fait très mal à l'ASM. City a marqué pour être virtuellement qualifié pendant six minutes. Mais sa défense a encore craqué, à la 77e, sur une tête de Bakayoko.

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Ligue des champions : l’improbable crash du PSG face au Barça

Le Paris-Saint-Germain ne verra pas les quarts de finale de la Ligue des champions pour la cinquième fois d’affilée. Contre toute attente, l’équipe de la capitale a été éliminée dès les huitièmes de la compétition par le FC Barcelone, mercredi 8 mars, au Camp Nou. Victorieux (4-0) à l’aller, trois semaines plus tôt, le PSG s’est littéralement effrondré en Catalogne, balayé et humilié en mondiovision (6-1) par Lionel Messi et consorts. Ce naufrage historique représente un fiasco retentissant pour Qatar Sports Investments (QSI), propriétaire du club depuis son rachat en 2011. Et met directement en péril son projet sur la durée.

Etrillé au Parc des Princes, démissionnaire à la fin de la saison, l’entraîneur barcelonais Luis Enrique avait exhorté ses supporteurs à faire du Camp Nou « une cocotte-minute. » A croire que le technicien a été entendu. Dès l’entame de la partie, une vague déferle dans les travées vertigineuses de la monumentale enceinte. Sous pression, les Parisiens cèdent dès la troisième minute de jeu, concédant un but de l’Uruguayen Luis Suarez.

Un Camp Nou semblable à un volcan

Sous une nuée de sifflets stridents, les joueurs d’Unai Emery sont constamment asphyxiés par des Blaugrana spectaculaires, mêlant grinta et écrasante maîtrise du ballon. Pris à la gorge par le trident offensif « MSN » (Messi, Suarez, Neymar), les Parisiens ne réussissent à se dégager de l’étau, multipliant les erreurs techniques. A force de reculer, les « visiteurs »plient une deuxième fois (40e) peu avant la pause. Sous pression, Layvin Kurzawa inscrit un but contre son camp au creux d’un Camp Nou semblable à un volcan.

Au retour des vestiaires, le PSG prend une nouvelle fois la bourrasque barcelonaise de plein fouet. A la suite d’une faute de Thomas Meunier sur l’Uruguayen Luis Suarez, l’arbitre de la rencontre désigne le point de penalty et le prodige argentin Lionel Messi ne se fait pas prier pour transformer la sentence (50e), renforçant les espoirs des socios survoltés.

On voit alors les dirigeants parisiens blêmir d’inquiétude en tribunes. Mais au fil des minutes, la formation d’Unai Emery parvient à sortir de son camp, trouvant même le poteau par l’intermédiaire de son avant-centre Edinson Cavani (52e). La fine gâchette du PSG ne laisse pourtant pas manquer la nouvelle occasion qui se présente à lui. A la réception d’un ballon en hauteur dans la surface, le numéro 9 du PSG réduit la marque (62e) d’une frappe en force. Perchés en haut des travées vertigineuses du Camp Nou, les 4500 supporteurs parisiens exultent, quasiment assurés de voir les quarts. Les Blaugrana doivent alors réaliser l’exploit d’inscrire trois buts pour se qualifier.

Un match qui vire au cauchemar

La dernière demi-heure de la partie va pourtant sceller le crash du PSG. Après une nouvelle occasion manquée de Cavani, le défenseur brésilien parvient à maintenir le navire à flots en sauvant un ballon dangereux sur sa ligne (66e). Battus dans les duels, les Parisiens reculent inéxorablement. Et l’impensable arrive. A la 88ème minute, Neymar se charge d’un coup franc placé à l’angle gauche de la surface du PSG. La frappe enroulée du Brésilien fait mouche. 4-1. Le Camp Nou rugit, hérissé d’étendards aux couleurs du Barça.

Le match vire au cauchemar pour les protégés d’Unai Emery. Le Brésilien Marquinhos commet une faute ligitieuse sur Luis Suarez dans la surface de réparation. L’arbitre allemand Deniz Aytekin désigne à nouveau le point de penalty. Dans une ambiance indescriptible, Lionnel Messi le transforme en force. 5-1. Le long du terrain, les officiels de la rencontre indiquent les cinq minutes d’arrêts de jeu qu’il reste à disputer.

Les nerfs en capilotade, multipliant les fautes, les Parisiens peinent à dégager le ballon au loin. Tournant sur lui-même comme une toupie, Luis Enrique intime à son gardien, l’Allemand Marc-André ter Stegen de quitter sa cage pour créer le danger dans la surface parisienne. Recroquevillés, les quadruples champions de France en titre concèdent plusieurs coups francs périlleux tandis que les minutes s’égrènent. Sur l’un d’eux, Neymar hérite d’un ballon dans la surface, pique sa passe en direction de Sergi Roberto. Ce dernier se mue en bourreau du PSG, lobant le gardien Kevin Trapp. 6-1.

Coup de fusil

Ce coup fusil fait chavirer le Camp Nou. Extatiques, les remplaçants du Barca envahissent le terrain pour célébrer cette banderille létale. Hagards, comme pétrifiés, les Parisiens se tiennent les hanches. Au coup de sifflet final, les socios entonnent leurs chants. Pour la dixième fois d’affilée, le Barça se qualifie pour les quarts de finale de l’épreuve. Jamais une équipe n’avait jusqu’alors réussi à renverser la vapeur après une défaite (4-0) concécée à l’aller.

Quant au PSG version qatari, il est une nouvelle fois terrassé par sa bête noire barcelonaise, déjà victorieuse en quarts en 2013 et 2015. Cet improbable crash pourrait durablement secouer les propriétaires qataris du club, et en premier rang son président Nasser Al-Khelaïfi, dont l’objectif d’atteindre au minimum le dernier carré de l’épreuve ne sera donc pas atteint cette saison.

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Le PSG humilie l'OM (1-5) au Vélodrome

Paris est venu. Paris a vu. Et Paris a vaincu. C’est devenu un classique au Vélodrome où le PSG est comme chez lui depuis quatre ans. On pourrait s’arrêter là et ne pas en dire plus mais cela ne rendrait pas justice au Paris Saint-Germain qui a surclassé l’Olympique de Marseille dans tous les registres du jeu et dans des proportions inconnues depuis que la rivalité est devenue ce qu’elle est.

Dimanche, Paris a écrasé l’OM au Vélodrome (1-5) et le score est presque flatteur pour les hommes de Rudi Garcia qui n’ont même pas été au niveau dans l’engagement. Paris est invaincu face à l’OM depuis quatorze matches. Surtout, le club de la capitale reste au contact de Monaco, vainqueur à Guingamp (1-2) la veille.

Pour écrabouiller les hommes de Rudi Garcia, Unai Emery n’a même pas eu besoin d’aligner son trio offensif habituel. Angel Di Maria et Julian Draxler étaient sur le banc au coup d’envoi et ils ont vu les copains ridiculiser une défense marseillaise qui a rarement été aussi pathétique dans son histoire. Patrice Evra, sorti à la pause et complètement à la rue durant quarante-cinq minutes, a symbolisé cet état de fait. Mais le pointer du doigt, lui seul, serait injuste tant ses copains ont brillé par leur inanité. Et été menacés à chaque fois que le ballon revenait aux abords de leur surface de réparation.

L'OM s'en sort presque bien, c'est dire...

Au cœur d’un toro géant qui a vu les Olympiens courir derrière le ballon durant 90 minutes, les Parisiens ont trouvé la faille cinq fois. La première, sur une combinaison arrêtée à trois, déclenchée par Verratti, relayée par le revenant Thiago Silva et conclue de près par son alter ego de la défense centrale, Marquinhos (0-1, 6e). Menés, les Olympiens ont instantanément arrêté de chatouiller les chevilles parisiennes, comme ils le faisaient depuis le coup d’envoi. La "grinta", réclamée par un magnifique tifo déployé par le virage Sud d’un Vélodrome record (65 252 spectateurs), a disparu. Et l’OM a sombré.

Le deuxième but, d’école aussi, est parti de Trapp. Et, quelques dizaines de secondes plus tard, a été conclu par Edinson Cavani. Servi sur un plateau par la doublette Verratti - Pastore, l’Uruguayen a bonifié leur travail d’un ballon piqué fort à propos (0-2, 16e). On pourrait bien vous narrer une frappe de Dimitri Payet qui n’est pas passée loin du but de Kevin Trapp (15e) pour ménager le suspense mais ce serait quelque peu malhonnête alors que Marseille a été submergé du début à la fin. Et la sortie du pauvre Patrice Evra (46e) n’a rien changé à l’affaire.

Au retour des vestiaires, chaque ballon virevoltant à quelques mètres du but de Yohann Pelé a fait trembler les travées du Vélodrome et Lucas (0-3, 50e) puis l’entrant Draxler (0-4, 61e) ont corsé l’addition dans des proportions gênantes pour Frank McCourt, qui a suivi la corrida de la loge présidentielle. Rod Fanni, dont la responsabilité est plus qu’engagée sur le troisième but des sextuples champions de de France, a été à deux doigts de se faire excuser en réduisant la marque (1-4, 70e). Mais Blaise Matuidi, d’un pétard du gauche, a remis l’OM au pas (1-5, 72e). Il n’y a jamais eu de match. Paris était trop fort. Marseille, pathétique. Et s’en sort presque bien. C’est dire.

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